29/07/2004

I'll be there for you...

Vu hier soir, sur VT4, un episode de Friends (“The one with Phoebe’s cookies”, pour les plus mordus...)

 

Rachel tente d’inculquer à Joey les rudiments de la voile que son propre père lui a transmis quand elle était enfant... Elle le fait en hurlant constamment sur le pauvre Joey, qui en a légèrement assez...

Joey: All right that’s it! You’re yelling! I quit!

Rachel: What do you mean you quit?! You can’t quit!

Joey: Why not?!

Rachel: Because you’re not finished yet and I won’t have it! Greens do not quit!

Joey: Greens? I’m a Tribbiani! And Tribbianis quit!

Rachel: Oh my God, wait did I—I just said Greens don’t quit didn’t I? (Pause) (Angrily) Did I just say Greens don’t quit?!

Joey: Yes! Yes! You did and you’re still yelling at me!

Rachel: No! No! No! I’m not yelling at you, I’m just yelling near you. Oh God Joey, ohh I’m my father. Oh my God, this is horrible! I’ve been trying so hard not to be my mother I did not see this comin’. Oh, Joey, I’m sorry. I’m so sorry. I just wanted you to learn.

Etrange sentiment... Parfois, j’entends mes parents quand je parle à ma fille... C’est une malédiction... J


11:22 Écrit par M | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

26/07/2004

Carnet de lecture

Attention chef d’oeuvre...

 

Terminé ce week-end : Middlesex de Jeffrey Eugenides... Gardons nos bonnes habitudes, critique en trois actes...

 

L’histoire... Foisonnante, multiple, complexe, bâtie comme une suite permanente de flash-back, de sauts temporels, géographiques et mentaux, elle déroute. Si on replace tout en un simple continuum, cela donne à peu près ceci :

Un frère et une soeur, dans les années 20, fuient les territoires aujourd’hui turcs occupés par la Grèce. Ils vivent à Smyrne quand la ville est reconquise par les troupes de Atatürk. La ville brûle, leur avenir aussi. Une seule porte de sortie : la fuite. Ce sera l’Amérique, et son florilège de chimères. Ah oui, ce sera aussi l’occasion rêvée pour cacher à tous un léger détails : ils sont frère et soeur. Et mariés... On ne choisit pas toujours les élans du coeur...

Deuxième acte. L’amérique d’avant guerre... Détroit, sous l’impulsion de Henry Ford, devient la capitale mondiale de l’automobile. La prohibition, les conflits raciaux qui germent, encore latents... Et la naissance de Milton, fils du couple incestueux. Qui, bien entendu, tombe amoureux de sa cousine Tessie.

Troisième acte, la naissance des enfants de Milton et Tessie. En premier lieu, Chapitre onze (le « Chapter eleven » est la disposition légale qui accompagne la mise en faillite des entreprises aux USA. Il réduira en miettes la société fondée par son père en 4 ans, ce qui lui vaudra ce surnom éternel...), puis Calliope, une petite fille adorable, portant fièrement ses yeux de déesse, son prénom de muse, et, mais sans le savoir, une déficience chromosomique...

 

Car Calliope est un garçon. Même si le docteur Phil, lui aussi rescapé de Smyrne, et plus si jeune dans les années 70, n’a pas bien vu...

 

Et l’enfance passe, comme celle d’une fille tout à fait normale. Puis survient l’adolescence, et l’attente toujours déçue des premières règles, des changements que Calliope observe chez toutes les filles qui l’entourent. Puis, il y a le choc amoureux, pour une fille bien entendu... Puis l’autre choc, celui de la découverte, un peu par accident, qu’elle présente une réelle différence avec « la normalité »...

 

Ce livre, gigantesque fresque familiale, déroule donc les affres génétiques des amours consanguins. Présenté comme l’autobiographie familiale de Cal (un prénom de muse, quand on mesure 1m 80, de la barbe et des épaules trop larges, ça fait désordre... Vaut mieux raccourcir tout cela...), il part, de flash-back en flash-back dans toutes les directions. Et pourtant, on sent une réelle unité dans la construction de ce récit, une structure qui guide la lecture vers une compréhension toute en nuance de la psychologie de l’hermaphrodite... Et c’est là que Jeffrey Eugenides réalise un tour de force assez remarquable. Se placer dans la peau de son narrateur et réussir à nous faire suivre l’évolution de sa construction mentale. Il y a d’ailleurs des passages charnières où Cal ne parle plus de Calliope à la première personne, mais à la troisième, comme pour symboliser la distance entre cet homme de 40 ans et la petite fille de 14 ans qui se découvre « autre »...

 

Roman initiatique, roman familial (et où la prédominance de l’histoire cachée d’une famille sur ses enfants éclate avec fracas – ça nous rappelle un autre sujet de discussion récent, non ?), roman historique, Middlesex, c’est tout cela à la fois. C’est surtout un formidable voyage tout en nuances dans l’esprit d’un personnage pas comme les autres. C’est aussi l’exploration de la face cachée que nous avons tous.

 

Assez étonnamment, j’avais envie de lire ce livre depuis sa sortie, saluée par la critique... mais j’avais été très déçu de « Virgin suicide »... ici, pas de déception. A conseiller, sans réserve...

 

PS : Je reste en stand-by... Merci pour vos commentaires, pour vos visites... Je continue de vous lire... A bientôt !


10:46 Écrit par M | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

09/07/2004

...

Pour des raisons personnelles, j'ai décidé de mettre ce blog en veille à durée indéterminée.
 

09:53 Écrit par M | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

08/07/2004

Ca y est...

Le constat est irrémédiable. Je suis vieux... Pour la première fois de ma vie, je me sens vieux...

 

Ce n’est pas tant la proximité de mon anniversaire. Après tout, je ne soufflerai que 32 bougies le mois prochain.

 

Ce n’est pas non plus la mèche blanche au milieu de mes cheveux (« T’as repeint ton plafond ? »), mauvais souvenir d’une mauvaise époque...

 

Non, ce qui me fait dire ça, c’est que, pour la première fois de ma vie, JE SUIS COINCE !

 

Pas de l’esprit, je pense avoir les idées larges (enfin, parfois, enfin, plutôt plus que la moyenne, enfin, je pense...).

 

J’ai le dos coincé. Ce genre de chose arrive à mes grands parents, pas à moi ! Groumph...

 

Et bien sûr, pas de massage ce matin, puisque nous avons dormi chacun chez soi... Re-Groumph...

 

Ca fait un mal de chien, ce truc. Pourtant, c’est juste un muscle qui râle... Mais comme il me ressemble (on se côtoie depuis longtemps, mes muscles et moi, ça explique...), il râle fort et il boude longtemps... J En plus, ça donne un peu l’air con, niveau démarche... J’vous jure... J’veux pas vieillir !!!!! J J J


10:51 Écrit par M | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

La maison des fous...

Grand bonheur de grand matin...

 

Une de ces expériences dont on ne revient pas intact. Ce genre d’aventure qui vous transfigure... Ce matin, presque à l’aube, enfin, vers 8h30, je me suis rendu ... à la maison communale...

 

Une des dernières aventures modernes, en ces temps où la planète n’offre plus de terra incognita propre à ravir l’imagination des explorateurs, en cet âge où les frontières ne se repoussent plus, sauf celle de la bêtise, maintenant que la science a relégué les inventeurs géniaux au rang de bricoleurs du dimanche (fini le temps où la physique avançait à coup de cerf-volant ou de pommes trop mûres...), que nous reste t il pour s’affranchir des tristes et mornes matinées de novembre (juillet ?, oh, pardon, j’avais confondu...) ? La maison communale...

 

En son temps, Goscinny, génie parmi les génies, avait élevé ce genre de visite au panthéon des travaux impossibles. Astérix n’a dû le salut de son âme qu’à une force surhumaine, mais surtout à une roublardise sans égale. Ici, nous ne sommes malheureusement pas dans un dessin animé, et si la maison abrite bien des fous, elle reste imperméable à tout moment de folie...

 

RWD... Retour sur le comment du pourquoi... Pourquoi donc me suis-je retrouvé ce matin, tôt (j’insiste, mais ceux qui me connaissent savent qu’il ne faut pas compter sur moi à ce genre d’heure là, sauf pour aller en vacances... et encore... J), dans les couloirs sinistres du centre névralgique de ma jolie commune ?

 

Parce que j’ai la joie, l’honneur et l’avantage d’habiter dans une rue concernée par le nouveau plan de circulation (base du règlement-taxe voté par le Conseil communal le 26 juin 2003 – on dirait du Rimbaud – en vigueur depuis le premier Juin). Cela signifie ? Oh trois fois rien... Que ma rue est dorénavant payante de 9 h à 18 h du lundi au samedi inclus. Mais, dans son infinie bonté, l’autorité communale m’octroie la possibilité de me garer dans une des rues adjacentes... Parce que la mienne, elle est payante... Même pour moi, qui ne fais que passer...

 

Attention, ce geste auguste ne m’est octroyé qu’à la condition expresse d’arborer fièrement (on y arrive) une carte de riverain ! Qui me permet donc de me garer gratuitement dans les autres rues (je sais, c’est compliqué, mais je raconte, ce n’est pas mon idée...). Enfin... Gratuitement... Tout est relatif... Puisque pour avoir le droit, d’arborer fièrement ce joli morceau de carton (plastifié, on est tout de même la commune la plus classe de Bruxelles, non ?), je me dois de verser une caution de 25 €, qui me sera remboursée, bien entendu, en cas de déménagement...Voilà donc les caisses de ma (très) chère commune enrichies (temporairement, certes, mais tout de même...) de cette somme. Multipliée par près de 600 (ma carte est numérotée... gnark gnark gnark...), cela nous permet, mes voisins et moi même, de concurrencer directement Dexia dans l’activité passionnante des prêts aux collectivités locales...

 

Bon, je vous passe sur l’épisode grand guignolesque de la voiture de société (« Mais Monsieur, ce véhicule n’est pas immatriculé à votre nom... je ne peux rien faire... » - à mourir de rire...)... Le principal, c’est que pour samedi, je vais pouvoir rester chez moi sans risquer l’amende faramineuse. A condition d’aller me garer ailleurs... Elle est pas belle la vie... J


09:33 Écrit par M | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/07/2004

Toussaint

Voila... la journée se termine...

 

Tristouille, dans ce bureau... Bien à la couleur de ce ciel de novembre... Ce soir, ce sera soirée célibatoche...

 

I rencontre des gens qui ont réalisé un tour du monde, histoire de partager des trucs, des conseils, des mises en garde.

 

Je préfère ne pas participer à cette soirée. Je sens que ça me casserait le moral. Sans parler du stress à l’écoute des mille petits problèmes susceptibles de survenir dans ce genre de trip...

 

Alors, je serai online ce soir. Vu le temps, je ne me vois pas lire sur ma terrasse... L

 

Mais pour le reste, tout va bien... C’est déjà pas mal ! J


17:08 Écrit par M | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Et ça continue...

Les deux météos restent stables...

 

Beau fixe avec I, orageux au boulot...

 

Hier, soirée tennis, tranquille... Pas de prise de bec, pourtant, on a bien cogné à certains moments. Défouloir... Ca fait du bien...

 

Puis, au retour, installation de mon joli nouveau matériel, tout réinstaller (histoire de recréer le parfait équilibre esthétique du lieu... J), et tout marche. Puis, on papote, on mange, bien quoi ! J J J

 

Par contre, depuis ce matin, retour au boulot... Je suis en période « total dégoûté ». Alors tout me gonfle. L’avenir pourrait s’annoncer changeant. Pour la première fois depuis que je travaille ici, je me dis qu’il serait peut être temps de me mettre en route. Pourtant, mes aventures d’itinérant du spectacle (jamais plus de 18 mois dans un boulot, qui parle d’instabilité ? J) s’étaient calmées. Mon dernier boulot avait tenu plus de deux ans. Et j’atteignais les 18 mois ici sans trop d’efforts... Mais là...

 

Voilà... Ma chipolata est revenue hier soir. Je lui téléphonera tout à l’heure. Ca aussi, ça va faire du bien !

 

J


12:14 Écrit par M | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |